Notre méthode · Cadre de travail

Notre méthode de travail : comment BTP Value pilote votre comptabilité et vos chantiers, mois après mois

Pas de promesse floue. Un cadre précis, des livrables datés, un interlocuteur qui connaît votre activité. Voici exactement comment nous travaillons, de la première prise de contact jusqu'au suivi mensuel en régime de croisière.

01Process

Notre processus en 6 étapes

  1. 01

    Premier échange — 30 minutes pour qualifier

    On commence par comprendre votre situation réelle : type de marchés (privé, public, sous-traitance), nombre de chantiers actifs, logiciel de gestion utilisé, problèmes concrets du moment. Pas de présentation PowerPoint. Un échange direct pour savoir si on peut vous apporter quelque chose de tangible — et vous dire honnêtement si ce n'est pas le cas.

  2. 02

    Audit initial — lecture de votre existant

    On analyse vos trois derniers exercices : structure du compte de résultat, marges par affaire si elles existent, dettes fiscales et sociales, retenues de garantie en cours, cautions actives. On identifie les zones de risque immédiates — TVA sur encaissements mal appliquée, provisions pour pertes à terminaison absentes, charges de personnel mal ventilées — et les leviers rapides. Cet audit est documenté et vous est remis, que vous deveniez client ou non.

  3. 03

    Cadrage du tableau de bord — on paramètre sur votre réalité

    On définit ensemble les indicateurs qui comptent pour vous : marge brute par chantier, avancement vs prévu, restes à faire, BFR, cautions, retenues. On structure la codification analytique dans votre logiciel de gestion. On fixe les règles de remontée des données — situations de travaux, bons de commande, factures fournisseurs — pour que le J+5 soit tenable. Ce cadrage prend 2 à 3 semaines. C'est le travail le plus structurant.

  4. 04

    Production mensuelle — livraison à J+5

    Chaque mois, cinq jours ouvrés après la clôture, vous recevez votre tableau de bord chantier. Format synthétique : une page de KPI dirigeant, un détail par chantier actif, les alertes identifiées, le prévisionnel de trésorerie à 3 mois. Pas un PDF de 80 pages. Un document de décision, lisible en 15 minutes.

  5. 05

    Réunion mensuelle — 30 minutes pour arbitrer

    On se retrouve chaque mois — en visio ou en présentiel à Asnières-sur-Seine — pour relire les chiffres ensemble. L'objectif n'est pas de commenter le passé. C'est d'identifier les 2 ou 3 décisions à prendre dans le mois : renforcer une équipe, négocier un acompte, décaler un achat, alerter un maître d'ouvrage. Votre interlocuteur est le même d'un mois sur l'autre.

  6. 06

    Ajustement trimestriel — on recalibre si nécessaire

    Tous les trimestres, on prend du recul : les indicateurs suivis sont-ils encore les bons ? Votre activité a évolué — nouveau type de marché, recrutement, acquisition de matériel ? On ajuste le tableau de bord, la codification analytique, les seuils d'alerte. Le dispositif s'adapte à votre croissance, il ne reste pas figé sur le paramétrage initial.

02Notre cadre relationnel

Ce qui structure notre collaboration au quotidien

Un interlocuteur senior, toujours le même

Vous avez un expert-comptable référent qui connaît vos chantiers, vos équipes, vos clients récurrents. Pas un junior qui change tous les six mois, pas un centre d'appels. Quand vous appelez, vous tombez sur quelqu'un qui sait de quoi vous parlez.

Fréquence et rythme définis contractuellement

J+5 pour le tableau de bord mensuel. Réunion mensuelle de 30 minutes. Point trimestriel de recalibrage. Ces engagements sont écrits dans votre lettre de mission — pas des intentions, des obligations.

Livrables datés et documentés

Chaque livraison est horodatée et archivée : tableau de bord mensuel, comptes annuels, déclarations fiscales et sociales, notes de conseil. Vous avez un historique complet, accessible à tout moment. Utile en cas de contrôle fiscal ou de cession.

Intégration avec vos outils de gestion chantier

Nous travaillons avec les logiciels utilisés dans le BTP : Onaya, Batigest, ProGBat, Sage Multi-chantiers, EBP BTP. Si vous utilisez un outil différent ou des fichiers Excel, on met en place un import structuré qui s'adapte à votre process — pas l'inverse. Pas de rupture dans votre organisation.

Réactivité sous 24 heures ouvrées

Une question urgente sur une retenue de garantie, un doute sur la TVA d'un marché public, un arbitrage à faire avant de signer un sous-traité : vous avez une réponse dans la journée ouvrable. Pas dans trois semaines.

03Onboarding 30 jours

Les 4 premières semaines : de zéro à votre premier tableau de bord

Semaine 1 — Audit initial et reprise de l'existant

Analyse des trois derniers exercices, identification des risques immédiats (TVA, provisions, dettes sociales), état des cautions et retenues de garantie en cours. Vous recevez un mémo d'audit écrit avec les points critiques classés par priorité.

Semaine 2 — Cadrage analytique et paramétrage

Définition des axes analytiques par chantier dans votre logiciel de gestion. Mise en place des règles de codification des coûts directs et indirects. Paramétrage des imports ou des flux de données entre votre outil chantier et notre environnement comptable. Validation avec vous des indicateurs retenus pour le tableau de bord.

Semaine 3 — Reprise des données et premier draft

Intégration des données historiques des chantiers en cours. Production d'un premier tableau de bord test sur le mois précédent. On le relit ensemble pour valider le format, les seuils d'alerte, la lisibilité. On ajuste avant de lancer le régime mensuel.

Semaine 4 — Mise en régime et première réunion

Votre premier tableau de bord officiel est livré. Première réunion mensuelle de 30 minutes pour relire les chiffres, identifier les 2 ou 3 décisions à prendre immédiatement. Le cycle mensuel est lancé. Vous avez votre interlocuteur senior, votre format, votre rythme.

04Section

Questions fréquentes

Combien de temps dure l'onboarding avant d'être opérationnel ?

Quatre semaines. C'est le temps nécessaire pour auditer votre existant, paramétrer la codification analytique dans votre logiciel de gestion chantier, intégrer les données en cours et produire un premier tableau de bord validé. Ce délai suppose votre disponibilité sur deux points clés : accès à vos données comptables et sociales des trois derniers exercices, et un échange de 2 heures en semaine 2 pour caler le paramétrage analytique. Si votre situation est complexe — reprise récente, contentieux fiscal en cours, multi-entités — on peut aller jusqu'à 6 semaines. On vous le dit dès l'audit initial.

Comment se passe le changement de cabinet ? C'est compliqué ?

Non, si c'est bien organisé. La procédure est encadrée par les normes de la profession : votre ancien cabinet a l'obligation de transmettre les documents de travail dans un délai raisonnable dès réception de votre lettre de résiliation. Cette obligation de transmission est inscrite dans le Code de déontologie des experts-comptables, article 26, qui régit les relations entre confrères et garantit la continuité de service pour le client. Nous gérons la demande de dossier à votre place — grand-livre, balance, liasses fiscales, déclarations sociales, contrats de travail si nécessaire. Le seul point de vigilance : le timing. Changer en cours d'exercice est possible mais demande un travail de reprise plus important. Changer en début d'exercice, idéalement avant le 31 janvier, simplifie la transition. On vous conseille sur le meilleur moment selon votre situation.

Qui prend contact avec qui au quotidien ?

Les deux. Vous avez le contact direct de votre interlocuteur senior — téléphone et email. Vous pouvez l'appeler sans passer par un standard. De notre côté, on ne vous contacte pas uniquement quand il y a un problème : on vous envoie le tableau de bord à J+5, on vous propose la réunion mensuelle, on vous alerte si on détecte une anomalie dans les données ou un risque fiscal à traiter avant une échéance. La relation est proactive, pas réactive. Si on voit que votre BFR se dégrade ou qu'une retenue de garantie arrive à échéance, on vous le signale sans attendre que vous posiez la question.

À quelle fréquence avez-vous besoin de nous pour produire le tableau de bord ?

Une fois le paramétrage en place, le flux mensuel est largement automatisé. Ce qu'on a besoin de vous : la validation des situations de travaux en fin de mois (5 à 10 minutes), la transmission des bons de commande fournisseurs non encore saisis si votre logiciel ne les remonte pas automatiquement, et votre disponibilité pour la réunion mensuelle de 30 minutes. Le reste — saisie, rapprochement, production du tableau de bord — c'est notre travail. On a conçu le dispositif pour que votre charge soit minimale et prévisible.

Quels logiciels de gestion chantier sont compatibles avec votre méthode ?

Nous intégrons les principaux outils du marché BTP : Onaya, Batigest Connect, Graneet, Optim'BTP, Codial, EBP Bâtiment, Batappli, Vertuoza. Pour chacun, nous avons des imports paramétrés qui remontent les situations de travaux, les coûts engagés et les restes à faire directement dans notre environnement de production. Si vous utilisez un outil moins répandu ou des fichiers Excel structurés, on met en place un import standardisé sur mesure lors de la semaine 2 de l'onboarding. Le principe est simple : c'est notre méthode qui s'adapte à vos outils, pas l'inverse. On ne vous demande pas de changer de logiciel pour travailler avec nous.

Quel est le coût de la prestation ?

Le tarif dépend de trois variables : volume de chantiers actifs, complexité sociale (nombre de salariés, conventions collectives applicables — Convention collective nationale des ouvriers du BTP, ETAM du BTP, Cadres), et périmètre de conseil souhaité. À titre indicatif, notre offre complète — tenue comptable, social, tableau de bord mensuel J+5, réunion mensuelle — démarre à 1 200 € HT/mois pour une PME jusqu'à 15 chantiers actifs et 10 salariés. Au-delà, le devis est établi après l'audit initial. Nous travaillons en forfait mensuel fixe, sans surprise en fin d'année. Pas d'honoraires à l'heure, pas de facturation au temps passé.

Comment sont protégées nos données financières et nos données chantier ?

Vos données sont hébergées sur des serveurs localisés en France, chez des prestataires certifiés ISO 27001. L'accès est restreint à votre interlocuteur senior et au collaborateur en charge de votre dossier — pas de mutualisation avec d'autres clients, pas d'accès ouvert à l'ensemble du cabinet. Nous sommes soumis au secret professionnel de l'expert-comptable, prévu à l'article 226-13 du Code pénal et rappelé par le Code de déontologie des experts-comptables. Ce secret couvre l'ensemble des informations que vous nous transmettez — données financières, contrats, effectifs, marges. Sur le plan du RGPD, nous agissons en qualité de sous-traitant au sens de l'article 28 du règlement pour les données personnelles de vos salariés (paie, contrats). Un contrat de sous-traitance de données est signé lors de l'onboarding. Vos données ne sont jamais utilisées à des fins commerciales, jamais transmises à des tiers, jamais hébergées hors Union européenne. En pratique : si vous nous quittez, l'ensemble de vos données vous est restitué dans un format exploitable sous 30 jours, et supprimé de nos systèmes dans les délais légaux de conservation.

Que se passe-t-il si mon interlocuteur senior quitte le cabinet ?

C'est une question légitime, et on préfère y répondre clairement plutôt que de l'esquiver. Notre organisation est conçue pour que la continuité ne repose pas sur une seule personne. Chaque dossier est documenté en continu : codification analytique, historique des chantiers, paramétrage des imports, notes de réunion, alertes en cours. Un second collaborateur connaît votre dossier à tout moment — pas au même niveau de détail, mais suffisamment pour assurer la continuité sans rupture. En cas de départ d'un interlocuteur, la passation est organisée sur 4 semaines : présentation du nouveau senior, relecture commune des dossiers en cours, réunion tripartite si vous le souhaitez. Vous n'avez rien à refaire, rien à réexpliquer depuis zéro. Le Code de déontologie des experts-comptables impose au cabinet de garantir la continuité de service au client, indépendamment des mouvements internes. C'est une obligation professionnelle, pas une promesse commerciale. Notre taux de rétention des collaborateurs seniors est supérieur à 85 % sur 3 ans. On vous le dit parce que c'est mesurable, pas pour faire joli.

Comment se déroule concrètement la réunion mensuelle de 30 minutes ?

Elle suit un format fixe, rodé, qui ne change pas d'un mois sur l'autre — parce que la régularité du format permet de repérer les écarts plus vite. Les 10 premières minutes : lecture du tableau de bord. On passe en revue les 3 à 5 indicateurs dirigeant — marge moyenne du mois, chantiers en alerte, trésorerie à 3 mois, carnet de commandes. Pas de commentaire sur ce qui va bien. On va directement aux signaux faibles. Les 10 minutes suivantes : arbitrages. Pour chaque chantier en alerte, on pose la question opérationnelle : renégocier un avenant, accélérer une facturation, bloquer un sous-traitant, provisionner une perte. On ne constate pas, on décide. Les 10 dernières minutes : anticipation. Qu'est-ce qui se prépare le mois prochain ? Appel d'offres à déposer, échéance fiscale, renouvellement de caution bancaire, fin de chantier avec retenue à lever. On vous signale ce qui arrive avant que ça arrive. La réunion se tient en visio ou en présentiel selon votre préférence. Elle est systématiquement planifiée en semaine 2 du mois suivant — jamais reportée sauf cas de force majeure. Le compte-rendu avec les décisions actées vous est envoyé dans les 24 heures.

Peut-on travailler avec vous si on a déjà un DAF ou un contrôleur de gestion en interne ?

Oui, et c'est souvent la configuration la plus efficace. Un DAF ou contrôleur de gestion interne connaît votre entreprise, vos équipes, votre historique. Ce qu'il n'a pas toujours : la maîtrise des spécificités fiscales et sociales du BTP, le recul sectoriel sur ce que font les autres entreprises du même profil, et le temps de produire une tenue comptable rigoureuse en parallèle de son travail de pilotage. Notre rôle dans cette configuration : nous prenons en charge la tenue comptable, la fiscalité, le social et la production brute des données chantier. Votre DAF se concentre sur l'analyse, les décisions opérationnelles, les relations avec les banques et les actionnaires. On lui fournit une matière propre, structurée, à J+5 — il n'a pas à la produire. En pratique, on travaille avec plusieurs PME du BTP dont le DAF est notre interlocuteur principal. On s'aligne sur son format de reporting, on lui transmet les données dans l'outil qu'il utilise (Excel, Power BI, ou autre), et on intervient en direct auprès du dirigeant uniquement sur les sujets fiscaux ou stratégiques qui le dépassent. La seule condition : que les rôles soient clairs dès le départ. On cadre ça lors de l'audit initial.

Comment intégrez-vous la facturation électronique obligatoire dans votre méthode de travail ?

La facturation électronique devient obligatoire en deux temps : réception obligatoire au 1er septembre 2026, émission obligatoire pour les PME et TPE au 1er septembre 2027. Ce calendrier est fixé — il ne bougera pas une troisième fois. Pour les entreprises BTP, les enjeux sont spécifiques. Une situation de travaux n'est pas une facture ordinaire : elle intègre des mentions obligatoires propres au secteur (retenue de garantie, autoliquidation de TVA, compte prorata, acomptes déduits). Le format Factur-X Extended doit capturer ces données structurées correctement. Un outil qui gère la facturation électronique générique sans connaître ces spécificités produira des fichiers non conformes. Notre méthode s'adapte en trois points concrets. Premièrement, nous vérifions que votre ERP métier est connecté à une Plateforme Agréée (PA) reconnue par la DGFiP. Les principaux outils que nous intégrons — Sage Batigest Connect, Graneet, Batappli, EBP Bâtiment — disposent déjà de cette conformité ou d'un connecteur PA opérationnel. Deuxièmement, nous paramétrons les flux entrants : vos fournisseurs et sous-traitants vous enverront leurs factures via leur propre PA. Nous organisons la réception, le rapprochement avec les bons de commande et la comptabilisation automatique — sans ressaisie manuelle. Troisièmement, nous anticipons les cas particuliers BTP : factures en autoliquidation de TVA (le sous-traitant facture HT, vous déclarez la TVA), situations avec retenue de garantie, factures mixtes avec plusieurs taux de TVA. Ces cas doivent être paramétrés en amont, pas découverts au moment du contrôle. Si votre outil actuel n'est pas conforme, nous vous aidons à choisir et migrer vers une solution adaptée avant l'échéance. Mieux vaut traiter ce sujet lors de l'onboarding que dans l'urgence de septembre 2026.

Comment utilisez-vous les benchmarks sectoriels pour évaluer la performance de mon entreprise ?

Nous travaillons avec deux sources de référence complémentaires. La première : les Fascicules d'indicateurs sectoriels de la Banque de France, élaborés à partir du Fichier Bancaire des Entreprises (FIBEN). Pour chaque code NAF du BTP (41.20A construction de maisons individuelles, 41.20B autres bâtiments, 43.xx corps de second oeuvre, etc.), ces fascicules publient 30 ratios financiers en distribution par quartiles — marge nette, EBE/CA, BFR en jours, taux d'endettement, liquidité immédiate. Vous savez ainsi si vous êtes dans le premier quartile (25 % les plus performants) ou dans le quartile inférieur, sur des entreprises comparables en taille et activité. La seconde : les données FFB (Fédération Française du Bâtiment), qui publient les agrégats macroéconomiques du secteur. Le taux de marge opérationnelle moyen du bâtiment s'établissait à 19,5 % au T4 2024, en recul de 1,5 point sur un an. C'est le contexte dans lequel s'inscrit votre propre performance. Concrètement, nous intégrons ces benchmarks dans le tableau de bord annuel de synthèse que nous produisons à la clôture de chaque exercice. Nous positionnons vos six ratios clés — marge brute chantier, taux d'EBE, ratio de liquidité immédiate, BFR en jours, DSO, valeur ajoutée par salarié — par rapport aux médianes et quartiles sectoriels de votre code NAF. Ce positionnement sert à deux choses. D'abord, identifier les ratios sur lesquels vous sous-performez structurellement — et comprendre pourquoi. Ensuite, objectiver les discussions avec votre banque : un dossier de crédit qui montre que vous êtes au-dessus de la médiane sectorielle sur les ratios de solvabilité et de liquidité se négocie différemment.

Comment détectez-vous les signaux faibles de difficulté financière avant qu'ils deviennent une crise ?

C'est l'une des fonctions les plus concrètes du pilotage mensuel. Les crises de trésorerie dans le BTP ne surgissent pas du jour au lendemain — elles s'annoncent 6 à 12 mois à l'avance pour qui sait lire les données. Nous surveillons chaque mois six signaux d'alerte sur votre dossier. Premièrement, l'érosion de la marge brute chantier sur plusieurs trimestres consécutifs. Une marge brute qui glisse de 25 % à 18 % en 9 mois sans explication commerciale claire est un signal structurel, pas conjoncturel. Deuxièmement, la dégradation du ratio de liquidité immédiate sous 0,7 puis 0,5. En dessous de 0,5, la trésorerie disponible ne couvre plus la moitié des dettes à court terme — la marge de manoeuvre est quasi nulle. Troisièmement, l'allongement du DSO au-delà de 90 jours. Le retard moyen de paiement dans le BTP se stabilise autour de 11,5 jours selon l'Observatoire des délais de paiement 2024 de la Banque de France. Un DSO qui dérive vers 100-120 jours signale soit un problème de recouvrement, soit un client en difficulté. Quatrièmement, l'utilisation continue du découvert au-delà de 80 % de l'autorisation. Ce n'est plus un outil de souplesse — c'est un financement structurel déguisé. Cinquièmement, la chute du carnet de commandes sous 3 mois de visibilité. Sixièmement, l'acceptation de chantiers à marge faible ou nulle pour maintenir l'activité. C'est le signal le plus inquiétant : l'entreprise achète du chiffre d'affaires en sacrifiant sa rentabilité. Si plusieurs de ces signaux se cumulent, nous le disons clairement et nous orientons vers les procédures amiables disponibles avant la cessation de paiement : le mandat ad hoc (article L. 611-3 du Code de commerce) ou la conciliation (articles L. 611-4 et suivants). Ces deux procédures sont confidentielles — elles ne sont pas publiées au BODACC — et permettent de négocier avec les créanciers avant d'être en cessation de paiement. Elles sont massivement sous-utilisées dans le BTP. Selon Altares, les dirigeants arrivent trop souvent au tribunal dans un état financier dégradé, alors qu'une intervention 6 mois plus tôt aurait suffi.

Comment gérez-vous le prévisionnel de trésorerie à 13 semaines dans votre méthode ?

Le prévisionnel à 13 semaines est produit en parallèle du tableau de bord mensuel et mis à jour chaque semaine. C'est l'outil court terme incontournable du BTP — suffisamment long pour anticiper une difficulté et activer une solution, suffisamment court pour rester fiable. Sa construction repose sur trois blocs. Les encaissements prévus : situations de travaux émises avec date probable d'encaissement selon l'historique de paiement du client, libérations de retenues de garantie à venir, créances mobilisées en affacturage ou en cession Dailly sur marchés publics (articles L. 313-23 et suivants du Code monétaire et financier), subventions attendues pour les chantiers de rénovation énergétique. Les décaissements obligatoires : salaires (dates précises), charges URSSAF, cotisations CIBTP et PRO BTP selon leur périodicité, TVA mensuelle ou trimestrielle, acomptes d'IS, remboursements bancaires (y compris les PGE en cours de remboursement), fournisseurs selon les conditions négociées (30, 45 ou 60 jours), sous-traitants selon les échéances contractuelles. Le solde projeté semaine par semaine, avec identification des semaines en zone rouge — c'est-à-dire les semaines où le solde passe sous le seuil de sécurité défini avec votre banque. Pour chaque semaine en zone rouge identifiée, nous proposons une action correctrice concrète : relance client accélérée, demande d'avance Dailly, négociation d'échéancier fournisseur, arbitrage d'un achat à reporter. On ne constate pas le problème — on vous donne le levier à activer. Selon la Banque de France, 25 % des défaillances d'entreprises sont liées à des problèmes de trésorerie. Dans le BTP, cette proportion est encore plus élevée. Le prévisionnel 13 semaines est la première ligne de défense — pas un outil de reporting, un outil de décision.

Première étape sans engagement

30 minutes pour voir si notre méthode correspond à votre situation.

Un échange direct avec un expert senior. On regarde votre activité, vos outils, vos enjeux du moment. À l'issue, vous savez exactement ce qu'on peut faire pour vous — et à quelles conditions.