Les réponses concrètes que les dirigeants du BTP nous posent le plus souvent : comptabilité sectorielle, fiscalité de chantier, pilotage de marge, transmission et fonctionnement du cabinet.
Le BTP cumule des particularités qu'on ne retrouve pas ailleurs : comptabilisation des chantiers à l'avancement, situations de travaux, retenue de garantie de 5 %, autoliquidation de la TVA en sous-traitance, gestion des en-cours, et une paie régie par des conventions collectives propres au bâtiment et aux travaux publics. Un cabinet généraliste qui applique une grille standard passe à côté de ces mécanismes — et la marge réelle de l'entreprise devient illisible.
Depuis 2014 (article 283-2 nonies du CGI), le sous-traitant du bâtiment ne facture pas la TVA : c'est le donneur d'ordre qui l'autoliquide dans sa propre déclaration. La facture du sous-traitant doit porter la mention « Autoliquidation » et la référence à l'article 283-2 nonies du CGI. Un donneur d'ordre qui oublie d'autoliquider s'expose à une amende de 5 % du montant de TVA concerné. Nous sécurisons ce circuit chantier par chantier.
Trois taux coexistent dans le bâtiment : 20 % pour la construction neuve, 10 % pour les travaux d'amélioration et d'entretien de logements achevés depuis plus de deux ans (article 279-0 bis du CGI), et 5,5 % pour les travaux d'amélioration de la performance énergétique (article 278-0 bis A du CGI). L'erreur de taux est l'un des premiers postes de redressement dans le secteur — nous cadrons la grille applicable à votre activité.
La retenue de garantie (généralement 5 %, plafonnée par la loi du 16 juillet 1971 sur les marchés privés) est conservée par le maître d'ouvrage pendant un an après réception. Elle constitue une créance différée que nous isolons dans un sous-compte du compte 411, afin que votre trésorerie reflète exactement les sommes réellement disponibles et celles encore bloquées.
Une marge globale satisfaisante peut masquer un chantier qui détruit de la valeur. Un dérapage de seulement 5 % sur les coûts d'un chantier suffit à effacer la rentabilité d'une PME du BTP. Le suivi par chantier identifie l'opération déficitaire en temps réel — avant la livraison, quand il est encore possible d'agir.
Six indicateurs structurent notre tableau de bord : marge brute par chantier, avancement réel comparé au prévu, restes à faire, trésorerie et besoin en fonds de roulement, suivi des cautions et retenues, et carnet de commandes. Une marge brute moyenne de portefeuille sous 20 % est un signal de fragilité ; sous 15 %, un signal d'alarme.
Le tableau de bord est produit en J+5 : disponible cinq jours ouvrés après la clôture du mois, contre un délai de J+30 fréquent ailleurs. Il se lit en quinze minutes et fait l'objet d'un point mensuel de trente minutes avec un interlocuteur senior.
Notre cabinet est basé à Asnières-sur-Seine et nous accompagnons des entreprises du BTP dans toute la Île-de-France. Les échanges courants se font en visioconférence ; les rendez-vous stratégiques (clôture, transmission, point annuel) se tiennent au cabinet ou sur site selon votre préférence.
Le changement est encadré et sans rupture d'activité. Nous récupérons le dossier auprès de votre ancien cabinet, réalisons un audit comptable initial, puis cadrons le tableau de bord chantier. L'onboarding complet prend trente jours, période pendant laquelle votre production comptable continue normalement.
Oui. Nous travaillons en lien avec les principaux logiciels de gestion et de chiffrage du BTP. Le tableau de bord chantier se nourrit de vos données de devis, de situations et de pointage — nous cadrons l'articulation avec vos outils lors de l'onboarding.
Si votre situation ne figure pas ici, le plus simple reste un échange : nous vous répondons sous 24 heures ouvrées.